Les étapes clés pour devenir freelance et le rester. Le guide complet.

Après quelques années comme salarié dans le secteur du bâtiment ou de l’industrie, vous avez envie de voler de vos propres ailes ? C’est normal, mais pour travailler à votre compte, vous devez d’abord respecter certaines étapes. A commencer par le choix du statut. Mais être indépendant et le rester n’est pas seulement une histoire de formalités (assurances, paiement des cotisations…). Encore faut-il trouver des missions et savoir organiser son temps. Quant au choix de la spécialisation, il se pose aussi, que vous soyez dessinateur, architecte, ingénieur… Découvrez toutes les étapes clés pour devenir freelance et faire tourner son entreprise dans de bonnes conditions !

 

Le choix du statut : lequel choisir pour devenir indépendant ?

Avant de quitter le bureau d’études ou le cabinet d’architecture qui vous emploie, mieux vaut avoir une idée du statut de votre future entreprise.

Les avantages de la micro-entreprise (ou auto-entreprise)

Il y a d’abord le statut micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) qui présente de nombreux avantages :

  • simplification des formalités de création ;
  • déclaration mensuelle ou trimestrielle des revenus ;
  • allégement de la comptabilité ;
  • non assujettissement à la TVA (à condition de ne pas dépasser le plafond de 70 000 HT par an pour les prestataires de services tels que dessinateur, projeteur, architecte en freelance…).

D’autre part, la micro-entreprise offre la possibilité de conserver son statut de salarié. Ainsi, vous pouvez continuer à travailler en entreprise le temps que votre affaire prenne son envol. En outre, il s’agit d’une sécurité.

Le choix de la société : EIRL, SASU, EURL

Bien que le régime de la micro-entreprise soit avantageux dans certaines conditions, il n’est pas ou plus adapté en cas de développement de votre entreprise, ou si vous avez plusieurs activités (ex. : dessinateur permis de construire, conception 3D…).

Dans ce cas, mieux vaut opter pour une EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) ou la société unipersonnelle (SASU ou EURL).

L’EIRL se révèle simple en termes de formalités, notamment en ce qui concerne la création d’entreprise. Et l’autre avantage, c’est qu’aucun capital minimum n’est requis pour exercer son activité (dessinateur-projeteur, architecte, ingénieur…). Quant au paiement des charges sociales, il s’effectue sur la totalité du bénéfice.

Ensuite, en ce qui concerne la SASU ou l’EURL, il faut savoir que les formalités de création sont plus lourdes et plus coûteuses. Cependant, mieux vaut choisir cette option si vous prévoyez de travailler avec un associé. Les cotisations, quant à elles, sont réglées selon un forfait les deux premières années, avant régularisation. Et il y a également les impôts sur les sociétés à payer.

Le portage salarial, la solution ?

Si vous êtes davantage à la recherche d’une solution pour facturer vos prestations (plan de construction, conception 3D, permis de construire…), tournez-vous vers le portage salarial. Il s’agit également d’une sécurité avant de vous lancer vraiment dans le bain de l’entreprenariat.

Ce statut à part permet de bénéficier de tous les avantages du salariat (chômage, protection sociale, absence de formalités à accomplir) tout en étant indépendant.

Cependant, quel que soit le statut pour lequel vous opterez pour devenir freelance, vous devrez vous acquitter de l’impôt sur le revenu. Et il vous faudra aussi ouvrir un compte bancaire freelance.

Ouvrir un compte bancaire pour son entreprise

D’abord, sachez que les micro-entrepreneurs tout comme les freelances en entreprise individuelle ont obligation de posséder un compte bancaire dédié à leur activité professionnelle. Il peut tout à fait s’agir d’un compte personnel pour son activité.

En revanche, pour devenir freelance en EIRL, EURL ou SASU, il faut obligatoirement ouvrir un compte professionnel. Dans le cas d’une EURL ou SASU, le dépôt d’un capital social est requis lors de l’ouverture de l’entreprise.

Ensuite, notez que le travailleur indépendant a le choix entre les établissements bancaires classiques ou les banques en ligne telles que Monabanq, Boursorama, N26…

A savoir : même si vous avez le choix entre compte personnel ou professionnel, la deuxième option s’avère plus adaptée pour les freelances dans le BTP (dessinateur, projeteur, architecte, bureau d’études…) car ils bénéficieront d’outils financiers spécifiques.

Les assurances obligatoires pour les freelances

Pour devenir freelance et travailler dans de bonnes conditions, mieux vaut être bien assuré. D’ailleurs, suivant votre secteur d’activité, certaines assurances professionnelles s’avèrent facultatives ou obligatoires.

Dans le domaine du BTP, les travailleurs indépendants doivent souscrire la garantie décennale ainsi que la responsabilité civile professionnelle.

D’une part, la garantie décennale d’après la loi Spinetta est une garantie due par tout constructeur (bureau d’études, architecte, ingénieur-conseil…) impliqué dans la construction d’un ouvrage.

D’autre part, pour devenir freelance dans le bâtiment, il est impératif de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Souvent réclamée par le client, elle permet de sécuriser le travail de l’indépendant (perte de données, violation de la propriété intellectuelle…).

A noter : en tant que freelance, vous pouvez aussi souscrire un contrat prévoyance pour pallier une situation difficile (perte de revenus, maladie, invalidité…).

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Devenir freelance : comment trouver ses premières missions ?

Savoir se vendre pour attirer le client

D’abord, au démarrage de son activité, pour trouver ses premiers clients, il convient de savoir se vendre. Pour cela, préparez un kit de démarrage contenant des cartes de visite à distribuer, un profil tenu à jour sur les réseaux sociaux professionnels (Linked In, Viadeo…), un site Internet comme vitrine de son travail et un portfolio de ses plus belles réalisations en tant qu’architecte ou dessinateur, par exemple.

La prospection et le recours aux plateformes

Ensuite, la prospection n’est pas à négliger pour devenir freelance et trouver ses premières missions dans le bâtiment ou l’industrie. Contactez alors les entreprises en envoyant votre C.V et des exemples de réalisation (plan, conception 3D…).
Rendez-vous également sur les plateformes pour les freelances. Par exemple, dessinateur de plans pour permis, architecte pour construction ou rénovation, projeteur BIM trouveront leurs premières missions sur la plateforme Projeteurs.com.

Travailler son réseau

Puis, il convient de savoir travailler son réseau pour démarrer une activité en indépendant. Pour cela, faites jouer vos connaissances (entourage, anciens collègues ou clients…). Le bouche-à-oreille, technique de communication la plus ancienne, joue un rôle important pour décrocher ses premières missions.
Et si vous avez peu de contacts dans le milieu du BTP ou de l’industrie, rendez-vous dans les salons et événements professionnels ou rejoignez les communautés de freelance. Cela permet de réseauter et d’élargir son réseau professionnel.

Se faire recommander

Enfin, pour vous faire recommander, sachez entretenir de bonnes relations clients. Dès que vous aurez remporté votre première mission en tant que freelance BTP, fournissez un travail de qualité. A la fin de la mission, demandez à votre client de déposer un avis positif et une recommandation sur la plateforme freelance et/ou votre site Internet.

Devenir freelance et le rester : comment développer son entreprise ?

Trouver ses premières missions, c’est bien. Encore faut-il savoir se renouveler pour attirer de nouveaux clients et développer son entreprise, notamment en termes de chiffres d’affaires.

Devenir un freelance reconnu dans son secteur d’activité demande du temps, mais aussi une bonne stratégie.

Se former : les dispositifs qui existent

Commencez d’abord par être bien formé. Sachez qu’il existe plusieurs dispositifs en fonction du statut :

  • le compte CPF remplace le DIF depuis janvier 2019. Il s’adresse aux micro-entrepreneurs ainsi qu’aux gérants d’EURL. Cela donne droit à 1500 euros de formation par an. Adressez-vous au FAF (Fond d’Assurance Formation) pour une prise en charge ;
  • les entrepreneurs en SASU se tourneront vers un opérateur de compétences (OPCO) pour bénéficier de 500 euros de droit à la formation par an (sous conditions) ;
  • en plus du CPF, les indépendants en société de portage peuvent profiter d’un parcours de formation en interne et d’un CPF de transition professionnelle. Il s’agit d’une formation longue durée sur le temps de travail, rémunérée et certifiante. Exemple de formation : licence professionnelle génie civil et construction, spécialité projeteur CAO-DAO, formation dessinateur en bureau d’études bâtiment, dessinateur projeteur BIM…
  • enfin, le crédit d’impôt se présente sous la forme d’un remboursement d’impôt calculé sur le nombre d’heures que l’entrepreneur a consacré à sa formation. Tous les freelances peuvent en profiter sauf les micro-entrepreneurs.

Se spécialiser : la bonne stratégie pour proposer des tarifs plus élevés ?

Pour devenir freelance et le rester, il faut d’abord se poser les bonnes questions stratégiques. Voulez-vous être un indépendant pluridisciplinaire (c’est-à-dire polyvalent) ou préférez-vous être incollable dans un domaine précis ?

Devenir un expert demande de l’expérience et un bon carnet d’adresses, ce qui nécessite du temps. Mais il s’agit d’une stratégie payante car l’expert subira moins les effets de la concurrence. Un projeteur structure mécanique ou un dessinateur béton armé, par exemple, obtiendra un bon taux de conversion de ses devis. Et pour se démarquer favorablement, le freelance aura tout intérêt à se spécialiser dans un domaine dans une tendance de recherche à la hausse (ex. : le BIM).

Enfin, auprès d’un prospect, la spécialisation aura meilleure réputation que la polyvalence d’un freelance. En effet, il est difficile d’être bon partout ! Un expert pourra proposer des tarifs plus élevés en jouant sur sa crédibilité que s’il travaillait dans un domaine concurrentiel.

Travailleur indépendant : les solutions pour éviter le burn-out

Pour continuer à travailler à son compte, mieux vaut apprendre très vite à organiser son temps. Cela vous permet d’éviter le burn-out professionnel.Se fixer des limites et apprendre à dire « non »

Dès le début de votre activité de freelance, fixez-vous un cadre avec des objectifs et des limites (allez-vous travailler le soir, pendant les week-ends ou les vacances ?). Même si la satisfaction client s’avère très importante, il est indispensable de savoir dire « non ». De la même manière, si vous êtes surchargé de travail ou si la mission vous semble trop ambitieuse, déclinez l’offre, ou alors la solution consiste à faire appel à de la sous-traitance en tant que freelance.

Un espace de travail organisé !

Ensuite, organisez votre espace de travail en rangeant, classant et triant. Bien que rébarbatives, ces tâches se révèlent indispensables pour travailler dans de bonnes conditions. De la même manière, faites le tri régulièrement dans vos courriels en les classant par dossiers.

Faire une to-do-list

Et pour alléger votre charge mentale de freelance, apprenez à lister vos diverses tâches en les hiérarchisant par ordre de priorité. Commencez alors la journée par les projets les plus pressants et les plus difficiles. En fin de journée, prenez une heure pour trouver de nouveaux clients et répondre aux mails.

Se consacrer entièrement à une tâche

D’autre part, pour ne pas perdre de temps inutilement, consacrez-vous à une tâche à 100 %. Ainsi, vous remplirez votre mission de freelance avec succès. Pour cela, évitez absolument les distractions (réseaux sociaux, navigations sur le net…). Et dans la limite du possible, différenciez votre vie personnelle et professionnelle pour limiter les pensées parasites.

Ne pas travailler comme un acharné !

Enfin, prenez soin de vous en vous accordant une pause toutes les 90 minutes. Et pour cultiver votre vie sociale, octroyez-vous des moments de détente. Sans oublier les espaces de co-working destinés aux travailleurs indépendants. Ils permettent de travailler efficacement tout en sortant de la maison !

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